La maltraitance infantile


On en parle couramment et pourtant, encore trop d’enfants sont victimes de maltraitance!

La maltraitance n’est malheureusement pas toujours visible. Par ailleurs, les petites victimes ne sont pas toujours conscientes, sur le fait, du mal qu’on leur inflige. Elles se sentent aussi parfois coupables ou responsables de la situation. De même, elles ne voudraient pas que le fautif soit pointé du doigt (en particulier s’il s’agit d’un proche). Sachant tout cela, l’agresseur entretient sur l’enfant une certaine emprise. Le « secret » fait partie intégrante de cette relation et l’agresseur s’évertue à l’entretenir.

Les conséquences de la maltraitance se ressentent parfois bien des années plus tard et tout au long de la vie si toutefois l’enfant « survit » à ces sévices.

Qu’est-ce que c’est ?

La maltraitance peut revêtir diverses formes de violence.

Elle couvre toute situation intentionnelle ou non dans laquelle un enfant est victime de menaces, d’intimidations et/ou d’interactions violentes de nature physique, psychique sociale ou sexuelle.

Quand on évoque la maltraitance, on pense directement aux violences physiques. Ce sont effectivement celles que l’on repère plus aisément. Elles laissent des traces sur le corps de l’enfant : bleus, hématomes, brûlures, fractures, entailles, ... Des négligences lourdes telles que le défaut d’alimentation, de soins, d’hygiène ainsi que des conditions matérielles de vie intolérables (une chambre sans lit, sans lumière, sans chauffage, ...) peuvent également faire partie de la maltraitance physique.

Les agressions verbales, les humiliations quelles qu’elles soient de même que l’enfermement constituent des violences psychologiques insoutenables pour des enfants.

La violence sociale est moins tangible mais tout aussi pénible à vivre. Un enfant qui subit des violences à la maison aura tendance à se replier sur lui-même et à éviter le contact avec les autres enfants. De plus, il paraîtra « bizarre » aux yeux de ses petits camarades, donc peu fréquentable. Ceux-ci le rejetteront tout naturellement et n’auront pas conscience qu’ils sont en train de lui infliger une forme de violence « sociale ».

La maltraitance sexuelle est très médiatisée à l’heure actuelle. De toutes les violences, elle est la plus cruelle pour un enfant. L’agresseur lui vole/viole son intimité. Il s’agit d’une agression physique intolérable et d’une cruauté sans précédent. Le traumatisme est tel que l’enfant portera ce poids chaque jour de son existence. Les conséquences lourdes, tant sur le plan physique (maladies, grossesses, ...) que psychique, se ressentent tout au long de la vie.

Le risque de troubles mentaux graves, de suicide, de dépression est nettement accru chez les enfants abusés sexuellement. Statistiquement, ce type d’abus se retrouve plus fréquemment dans le proche milieu familial mais peut être imposé par un tiers (enseignant, membre de la famille élargie, connaissance, voisin, ...).

Les signes de la maltraitance

Il n’est pas toujours évident de repérer s’il y a maltraitance ou non. Toutefois, certains indices peuvent vous permettre de poser ce diagnostic :

- des ecchymoses, des hématomes, des plaies trop fréquentes;
- des traces de coups inexpliqués;
- des griffures;
- des brûlures;
- des alopécies (arrachages de touffes de cheveux);
- des fractures multiples;
- des morsures;
- un retard psychomoteur;
- un retard du langage;
- des difficultés scolaires soudaines;
- un état dépressif;
- une forme de régression (énurésie, encoprésie);
- des fugues;
- des troubles du sommeil;
- des troubles alimentaires (pertes de poids, anorexie mentale, ...);
- un refus de s’exprimer sur les difficultés qu’il vit;
- des propos ou des jeux sexuels inadaptés pour l’âge de l’enfant;
- des tentatives de viol sur d’autres enfants;
- des infections génitales;
- une activité masturbatoire compulsive et inappropriée;
- une identification à l’agresseur au travers de jeux divers;
- etc.

Les groupes à risque

La violence dont est victime l’enfant maltraité est principalement exercée par une personne de son entourage familier et rarement par une personne étrangère à l’univers affectif de l’enfant.

Certaines études ont montré l’existence de groupes à risques :

-  Les enfants prématurés

Dès la naissance, le bébé prématuré est privé du contact avec sa mère pour être mis en couveuse. Ce lien qui unit en principe une mère et son enfant dès les premières heures de la vie est pourtant si précieux. Cette séparation précoce et brutale peut être fatale. De même, cet enfant ne correspond pas tout à fait aux attentes parentales car « trop petit », « trop fragile » et « pas très beau ». Il peut être facilement rejeté. Il suffit parfois d’une sensation d’incompétence ou d’impuissance, d’une certaine fatigue pour que surgissent dans le chef des parents des faits de violence.

-  Les enfants handicapés ou non désirés
Tout comme l’enfant prématuré, l’enfant handicapé ou non désiré (ou présentant une caractéristique particulière) peut faire l’objet de maltraitance car il ne correspond pas aux fantasmes et désirs parentaux.

-  Des parents trop jeunes
Il est difficile de s’occuper d’un bébé lorsqu’on est soi-même encore « enfant ». Avoir un enfant exige beaucoup d’attention et de responsabilités que de jeunes parents ne sont pas nécessairement prêts à assumer.

-  Des parents « instables » : dépressifs, sous l’emprise de médicaments, de drogues, d’alcool, ...

-  Une mère célibataire qui éprouve des difficultés économiques et qui est seule à élever son enfant.

Que faire face à la maltraitance ?

- Ecouter l’enfant, le croire d’emblée (ne pas le prendre au sérieux serait exercer à nouveau sur lui une forme de violence), lui faire comprendre qu’il n’est pas coupable.

- Ne vous laissez pas submerger par vos émotions. Dites à l’enfant que vous comptez l’aider et entreprendre des démarches pour que cette situation cesse. Prenez contact avec des personnes compétentes. Ne restez pas dans le secret.

Si vous soupçonnez un cas de maltraitance, différentes alternatives s’offrent à vous:

- Vous pouvez en parler à la personne concernée ou à son entourage direct.

- La situation peut être signalée à une équipe Sos-enfant. Il s’agit d’une équipe pluridisciplinaire spécialisée qui est habilitée à fournir une aide appropriée à un enfant victime ou en situation de risque de maltraitance.

- Vous pouvez interpeller le centre P.M.S. de l’école où se trouve l’enfant ou son médecin de famille.

- ous pouvez également vous adresser à la police et/ou au parquet de la jeunesse qui prendront les dispositions nécessaires pour protéger l’enfant.

Face à un enfant en danger, exposé à un péril grave, il est indispensable d’agir. "Ne pas intervenir" directement ou par l’intermédiaire d’une institution, « fermer les yeux » constituent de graves délits qui peuvent être qualifiés de « non assistance à personne en danger » et être poursuivis pénalement.


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